Au CSSS de Rouyn-Noranda, le personnel infirmier de l’Urgence effectuera désormais des quarts de travail de 12 heures

Rouyn-Noranda, le 17 mars 2010 – Après avoir mis à l’essai pendant 22 semaines la formule des quarts de travail de 12 heures pour le personnel infirmier de l’Urgence, le Centre de santé et de services sociaux de Rouyn-Noranda a décidé de rendre cette formule permanente dans cette unité de soins.

En effet, cette expérience entreprise à la demande du personnel de cette unité s’est avérée concluante autant pour la direction que pour le personnel, lequel a voté à 87 % pour continuer à travailler sur des quarts de 12 heures. Pour les employés, le principal avantage au plan personnel réside dans le fait qu’une meilleure conciliation travail-vie personnelle est possible, le nombre de congés étant plus grand. Entre autres, plusieurs ne travaillent qu’une fin de semaine sur trois.

D’autre part, selon un sondage mené en février, le nombre d’employés de cette unité ayant des difficultés à dormir a chuté de moitié au terme de l’expérience. Le nombre d’absences ponctuelles pour maladie a également diminué de moitié alors que le taux de satisfaction par rapport aux conditions de travail est passé de 60 % à 67 %. Enfin, on note une diminution du recours au temps supplémentaire obligatoire.

L’adoption des quarts de travail de 12 heures permettra, à moyen terme, d’assurer une plus grande stabilité au sein de l’équipe de soins infirmiers de l’Urgence. De plus, elle garantira une meilleure répartition de l’expertise puisque toutes les infirmières, même les plus expérimentées, seront appelées à travailler alternativement de jour et de nuit.

Menée dans le cadre d’un travail universitaire par deux cadres intermédiaires de l’établissement, Louise Beaupré et Mario Racette, l’expérience a bénéficié du soutien de la Directrice des ressources humaines, Cynthia Lachapelle, laquelle remercie le syndicat qui représente les infirmières (SIIIA) pour la collaboration étroite apportée tout au long du projet. Prochaine étape : évaluer la possibilité d’étendre la formule dans d’autres unités de soins.