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Coeur à bout ou pourquoi les patients ne suivent-ils pas davantage les conseils de leur médecin ?
Rouyn-Noranda, le lundi 18 octobre 2004 Bien qu’elles aient frôlé la mort, la moitié des personnes victimes d’un premier infarctus n’observe pas les recommandations de leur médecin, au réel péril de leur vie. Comment expliquer ce comportement pour le moins suicidaire? C’est ce que tente de cerner Cœur à bout, le plus récent documentaire du réalisateur Marcel Simard, qui sera présenté en toute intimité au Centre de santé et de services sociaux de Rouyn-Noranda dans le cadre du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.
Le Festival du cinéma, le CSSS de Rouyn-Noranda et les Tournées communautaires Virage convient toute la population, le mercredi 3 novembre, à 14 h, à la salle l’Amicale, située au 6e étage du CSSS de Rouyn-Noranda.
Gratuite, cette séance de projection privée sera suivie d’une discussion animée en présence du réalisateur, Marcel Simard, de la chercheure Line Campagna, professeure en sciences infirmières à l’Université du Québec à Trois-Rivières, et d’un représentant de la Clinique Cœur. En nombre limité, les billets de courtoisie seront distribués le 22 octobre prochain à la cafétéria de l’hôpital de 11 h 30 à 13 h.
La projection nous apprendra, notamment, qu’après un premier infarctus, les risques de récidives et de décès quadruplent si la victime néglige les conseils du corps médical. Au Québec, malgré cette statistique alarmante, une personne sur deux les boude. Lorsqu’on a frôlé la mort, pourquoi persiste-t-on à la défier? Danielle Groleau, anthropologue, a cherché une explication à cette tendance téméraire. En marge de sa recherche, le documentariste Marcel Simard jette un regard d’auteur sur ce phénomène troublant.
Le documentaire Cœur à bout ouvre une fenêtre sur la vie de Philippe, Nicole, Jacques et Diane quelque temps après leur infarctus. Leurs révélations à la caméra font vibrer les résultats que la chercheure divulgue aux professionnels et au personnel soignant des hôpitaux du Québec à l’occasion de la Tournée Cœur à bout. Les réponses concernent certes les patients, mais interpellent également les médecins et l’organisation des soins au Québec.
Scénariste, réalisateur et producteur, Marcel Simard poursuit, depuis le début de sa carrière, une démarche fort singulière, qui a donné des films comme Le grand Monde, Les Mots perdus et Love-moi, film acclamé tant par le public que la critique. En plus d’avoir réalisé huit films, le cinéaste a été associé à plus d’une vingtaine d’œuvres à titre de producteur, parmi lesquels Jacques et novembre de François Bouvier et Jean Beaudry, La vie a du charme, de Jean-Philippe Duval, et Des marelles et des petites filles, de Marquise Lepage.
Détentrice d'une maîtrise en anthropologie de l'Université de Montréal, Danielle Groleau possède également un doctorat en santé publique. Elle s'intéresse depuis plusieurs années aux comportements de personnes victimes d'un premier infarctus. Elle a consacré plusieurs articles sur cette question et donne régulièrement des conférences lors de symposiums et de colloques tant au Canada qu'à l'étranger. En 2003, elle mettait de l'avant le projet de film «En Coeur» pour la diffusion des résultats de ses recherches post-infarctus.
À ne pas manquer : Cœur à bout, le mercredi 3 novembre à 14 h, à la salle L’Amicale, située au 6e étage du Pavillon Lemay-Juteau. Rappelons que, gratuits, les billets d’admission seront distribués à la cafétéria de l’hôpital le vendredi 22 octobre, de 11 h 30 à 13 h. Notons par ailleurs qu’une seconde projection, réservée exclusivement aux médecins et au personnel soignant, se tiendra ensuite à 17 h 30, en fin d’après-midi. Dans ce cas, le personnel doit obligatoirement réserver une place auprès de Madame Danielle Laflamme, au plus tard le 21 octobre à 16 h, en composant le 764-5131, poste 42108.
Source : Renée Nolet

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